StickerApp : Bonjour Benjamin, ravis de vous avoir avec nous ! Comment est née l’idée du sticker pack Overtime Originals ? Et pourquoi un pack, justement ?
Benjamin : Honnêtement, en tant qu’artistes numériques, on vit à 99 % dans les pixels, derrière un écran, à peaufiner textures, lumière, velours ou reflets dorés. Mais un pixel reste intouchable. Collaborer avec vous nous a permis de franchir cette frontière et de matérialiser notre univers digital.
On avait déjà imprimé de petites séries comme goodies clients et on était devenus accros à la qualité, donc créer un pack custom complet était la suite logique.
« Overtime Originals » est un clin d’œil playful à la culture agence. Pas le crunch toxique, mais ce flow créatif qui arrive quand les mails s’arrêtent et qu’on peut enfin expérimenter. On a mixé nos greatest hits de la dernière décennie avec des idées toutes fraîches de l’équipe, en capturant nos blagues internes, nos galères et nos petites victoires. C’est devenu un vrai projet collectif, simple mais spécial, pour représenter tout le studio.
StickerApp : La sélection est géniale ! Quel rôle l’impression physique - et les stickers en particulier - ont-ils joué dans l’expression de votre identité créative par rapport au digital ?
Benjamin : C’est le reality check ultime. En digital, il y a toujours un bouton « Annuler ». En print, une fois que c’est fait, c’est fait. Ça ajoute une dose d’excitation (et peut-être un peu de sueur) au process. Pour nous, l’impression apporte une vraie permanence ; voir notre travail sur le MacBook d’un ami lui donne une vie au-delà d’un post Instagram éphémère. Ça rend le digital tangible, et pour une bande de nerds du CGI, c’est ultra satisfaisant.
Les stickers, c’est probablement la plus petite toile pour le plus grand impact. On travaille souvent sur des animations complexes ou de grosses campagnes, donc condenser l’ADN du studio en quelques centimètres carrés était un défi fun. On adore l’idée que les stickers soient un « art démocratique ». Ils transforment des objets du quotidien - laptop, gourde ou panneau de rue - en mini espaces d’exposition. Une façon de faire exister notre langage visuel dans le monde réel, sans que ça ressemble à de la pub classique. C’est du branding, mais celui avec lequel les gens ont vraiment envie d’interagir.